A la redécouverte des vins algériens

Comme dans tous les pays du bassin méditerranéen, la culture de la vigne et le vin existent depuis l’Antiquité atteignant son apogée durant la colonisation romaine. Il nous semblait normal que la carte des vins reflétât les terroirs et la typicité des régions viticoles les plus réputées. À l’époque des départements français d’Algérie, le vignoble couvrait 396 000 hectares pour une production annuelle de vin allant jusqu’à 18 millions d’hectolitres et aujourd’hui encore l’Algérie demeure le 2e producteur de vin en Afrique derrière l’Afrique du Sud. Les vignes freinant considérablement l’érosion des collines grâce à leur profond enracinement, des plantations ont repris depuis le début des années 2000, notamment dans la région d’Aïn Témouchent qui tend à devenir le centre viticole du pays.
Toute la côte algérienne bénéficie d’un climat méditerranéen marqué par de longs étés chauds et secs. Les hivers sont doux et humides, la neige est rare. Les pluies sont abondantes et peuvent être diluviennes. Parmi les cépages les plus fréquents, on retrouve l’aramon, le grenache, le cinsault, la clairette, l’alicante l’aïn el lelb ou le farhana. Les grandes régions viti-vinicoles du pays sont l’Algérois, Médéa et l’Oranie.

Mustapha